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Bref S.,
17 Mar 2026 à 10:44
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L'ambassade d'Iran au Mexique a annoncé, mardi 17 mars, que le président de sa Fédération de football, Mehdi Taj, est en discussion avec la FIFA pour déplacer les matchs de sa sélection de la Coupe du monde 2026 au Mexique plutôt qu'aux États-Unis, en raison de la guerre au Moyen-Orient. 

L'Iran doit affronter au premier tour de la Coupe du monde la Nouvelle-Zélande (15 juin) et la Belgique (21 juin) à Los Angeles puis l'Égypte (26 juin) à Seattle. Son camp de base durant le tournoi est censé être situé à Tucson, dans l'Arizona. 

Trump ne peut pas garantir notre sécurité

Étant donné que Donald Trump a clairement déclaré ne pas pouvoir garantir la sécurité de l'équipe nationale iranienne, nous ne nous rendrons certainement pas aux États-Unis, a affirmé Mehdi Taj dans des propos rapportés sur le compte X de l'ambassade. Nous sommes en négociations avec la FIFA pour que les matchs de l'Iran à la Coupe du monde se déroulent au Mexique.

L'ambassadeur d'Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh, a pour sa part dénoncé lundi "le manque de coopération du gouvernement américain dans la délivrance des visas et la fourniture de soutien logistique" à la délégation iranienne avant la Coupe du monde. Il a également suggéré à la FIFA que les matchs soient déplacés vers le Mexique.

Du forfait total à la solution mexicaine

Il y a quelques jours à peine, l'Iran annonçait purement et simplement son forfait pour la Coupe du monde 2026. Le ministre des Sports, Ahmad Doyanmali, avait déclaré qu'il était "impossible" de participer au Mondial dans le contexte actuel du conflit.

Mais visiblement, Téhéran ne veut pas renoncer complètement à la compétition. Plutôt que d'abandonner, l'Iran cherche une alternative : jouer tous ses matchs au Mexique, co-organisateur du tournoi avec les États-Unis et le Canada.

Trump souffle le chaud et le froid

Tout en affirmant que la sélection iranienne était "la bienvenue" aux États-Unis, co-organisateurs de la Coupe du monde avec le Canada et le Mexique, Donald Trump avait estimé, la semaine dernière, que les joueurs de la Team Melli ne seraient pas en "sécurité" sur le territoire américain, sans préciser les menaces qui pesaient contre eux. 

Auparavant, le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait assuré que Donald Trump lui avait promis d'accueillir la sélection iranienne. "Personne ne peut exclure l'équipe nationale d'Iran de la Coupe du monde", avait répondu la Team Melli sur son compte Instagram. 

La FIFA dans l'embarras

Contactée par les médias, la FIFA n'a pas encore réagi officiellement à cette demande. Mais l'instance mondiale se retrouve dans une situation délicate : accepter reviendrait à reconnaître que les États-Unis ne peuvent pas garantir la sécurité d'une équipe sur leur sol. Refuser pourrait pousser l'Iran au forfait définitif, privant le Mondial d'une sélection qualifiée sportivement.

Un casse-tête diplomatique et sportif à quelques semaines seulement du coup d'envoi du tournoi (11 juin). Et une énième illustration de la manière dont la géopolitique vient percuter le football mondial.


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